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 Le Couronnement (Édition 2)

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MessageSujet: Le Couronnement (Édition 2)   Le Couronnement (Édition 2) EmptySam 15 Juin - 17:24


« JACCCCCCCCCCCCCCKKK », cria-t'elle.

Un jeune homme, qui n'était point heureux d'être là entra dans la loge, suivit d'une autre jeune femme qui tenait une tasse de thé dans ses mains. Il adressa donc ce regard à la femme en face de lui, celle qui l'avait appelé.

« Il va falloir changer de compagnie », finit-elle par dire.

Ne sachant pas de quoi il parlait, il lui lança un regard cerné d'interrogations. Il remarquai aussi que la grande blonde (celle qui avait criée), avait fait tombé le bol de friandises multicolore qu'elle lui avait demander de trier par couleur. Le bol étant entièrement éclaté, il débuta de le rammasser.

« Pourquoi tu me regardes comme ça ? J'ai l'air de quoi ? Ah, c'est vrai, tu en peux pas parler. Oh, oui, j'allais t'ordonner de rammasser ce gachi. Et la compagnie d'aménagement de loges se sont trompés sur trois demandes que j'avais dites. Il ont omis de mettre trois lingettes, ils en ont mis quatres. Ils ont aussi manqués à mettre du Giovanni Dilati en fond de son. A la place, ils ont mis du Giavanno Rachell. C'est une honte d'écouter du Giavanno Rachell ! Finalement, ils n'ont pas mis les bonbons que j'avait demandé ! », s'écria-t'elle, elle avait l'air extrêmement en colère.

« C'est votre tour Mme. Vanderson », lui annonca un jeune homme qui s'occupait du plateau télé.

« MADEMOISELLE, PAS MADAME PETIT CON », hurla-t'elle, au metteur en scène.

Elle prit donc la tasse de thé des mains de la jeune muette, en bu deux gorgée et la laissa éclater sur le sol. « Votre thé est froid », froidement. Elle continua donc sa marche vers le plateau, en se disant à quel point elle aimerait être chez elle pour pouvoir se dilater les pores de peau dans son bain tourbillon en se faisant masser les pieds par ses serviteurs si jolis. Elle s'était même retrouvée dans un lit avec l'un deux, mais n'entrons pas dans les détails. Déjà arrivée au plateau, avant qu'elle n'entre en scène, une voix retentit dans l'audience en faisant jubiler le public.

« Voici votre présentatrice préférée, celle qui fait vibrer vos oreilles, voici la belle, la magnifique, la superbe, Mademoiselle Penelope Vanderson ! »

Un torrent d'applaudissements se firent. La grande femme entra sur la scène et vint s'asseoir sur un banc-sofa rouge velour extrêmement confortable. « Pour une fois que les bancs étaient confortables », s'était-elle dit. Elle observa alors le public et fit un de ses plus beau sourire. « Ce soir, c'est LE soir », se dit-elle.

« Bonjour cher public adoré ! », s'écria-t'elle, suivi d'un autre torrent de cris et d'applaudissements. « Avez-vous hâte de revoir votre votre vainqueur, gagnant et maintenant, nouveau mentor ? », prononça-t'elle avec beaucoup de joie.

« Accueillez donc chaleureusement, notre grand gagnant de cette édition spéciale, Le Vainqueur de la 2e Édition des Hunger Games, mesdames et messieurs, Jan Matti Bluerock! »

Jan entra alors en scène. Décidément, je détesterai toujours l'allure des vainqueurs. Déjà, Grant était un ne peu plus laid, il a fallu que ce soit ce Jan, tout droit sorti d'on ne sait où, qui gagne.

Poignée de main entre le vainqueur et la présentatrice

« Donc », commença-t'elle. « C'est comment, de tuer quelqu'un ? »

Décidément, les questions étaient mieux que l'année passée. La présentatrice observa le jeune homme répondre et même si l'envie le lui manquait, elle l'aida quand il divergeai vers trop "d'émotions". Elle continua donc avec une autre question, pour changer l'atmosphère.

« Qu'as-tu ressenti quand tu savais enfin que tu allais pouvoir revoir ta famille ? »

Encore trop d'émotions. Décidément, Penelope déteste les émotions. Elle finit donc d'écouter d'une oreille sourde la réponse de Jan. Puis elle encaissa avec une autre question beaucoup plus intéressante.

« Tu es tout recemment sorti de l'arène. Je ne sais pas si tes mentors te l'ont dit, ou quoi que ce soit. Vu le temps entre l'arène et l'interview, tu n'aurais pas pu voir les rediffusions. Nous avons donc un passage à te faire vivre. »

La présentatrice se retourna donc vers l'écran géant. L'écran démontrait Bartholomew Dawkins et Eva Kleiner, celui-ci poussait l'autre dans la lave, la tuant sur le coup. Mais ses dernière paroles, aussi futiles qu'elle ne le soient, ont été rediffusées et revues des centaines de fois sur des dizaines de chaînes. «Jan... Je... Je t'aime...», avait dit la jeune fille.

La femme blonde regarda alors le jeune homme qui semblait trembler. Maintenant qu'il avait vu la mort de sa meilleure amie qui lui annonçait son amour en direct. Regardons quel sera sa réaction.

« Ma question qui vient avec cet extrait est, l'aimiez-vous, vous ? »

La femme remarqua très bien que le jeune homme souffrait, mais elle aimait ça. Elle aime voir le bonheur des gens se détruire. En autant qu'elle, elle soit heureuse, tout allait bien.
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MessageSujet: Re: Le Couronnement (Édition 2)   Le Couronnement (Édition 2) EmptySam 15 Juin - 20:38


«Accueillez donc chaleureusement, notre grand gagnant de cette édition spéciale, Le Vainqueur de la 2e Édition des Hunger Games, mesdames et messieurs, Jan Matti Bluerock!» Je sors des coulisses, et je vois l'horreur qu'on a qualifié de présentatrice. Comment font les habitants du Capitole à l'aimer? À la regarder sans avoir envie de vomir? Elle est encore plus atroce que ce qu'on dirait à la télé. Lorsque ma main touche la sienne, je réprime un frisson. La toucher est encore pire que ce que j'imaginais. Beurk beurk deg. Je m'assois sur un fauteuil, qui, à lui seul, doit valoir plus que ma maison entière.«Donc, c'est comment, de tuer quelqu'un?» Elle va droit au point, la pétasse. «C'est... particulier. Lorsque j'ai tué la fille rousse, lors du premier jour, je...» Je me rappelle parfaitement de ce que j'ai ressenti. De la tristesse pour sa famille, qui n'allait pas pouvoir la voir retourner dans son District. De la haine envers moi-même, pour avoir réussi à changer si vite. De la pitié pour la personne qu'elle était avant de mourir. Mais j'ai refoulé ça le plus loin possible. Ce n'était pas comme ça que j'allais gagner. Tuer, ou être tué. «...j'ai essayé de détruire n'importe quelle émotion. Elles n'allaient pas m'avantager. Avec ma deuxième victime, ça a été beaucoup plus simple. Je savais déjà un peu à quoi m'attendre, alors qu'avec la première fille, c'était comme sauter dans le noir. La fille du Quatre, je ne l'ai pas vraiment tuée. Du coup, j'ai... je n'ai rien senti avec elle. Avec le carrière, pendant la finale, je savais que ça finissait lorsqu'il mourrait. Du coup, ça ne m'a pas gêné, le tuer.» Les autres tributs étaient peut-être plus forts. Plus beaux. Ou plus malins. Mais ils sont morts. Et moi je suis en vie. C'est tout ce qui compte.

Je finis ma réponse, elle pose une autre question. C'est comme une danse. Sauf que je ne danserais pour rien au monde avec cette... bête. «Qu'as-tu ressenti quand tu savais enfin que tu allais pouvoir revoir ta famille?» Répond pas comme tu voudrais. Dis ce qu'ils veulent entendre. «Heureux. De savoir que j'allais bientôt pouvoir les revoir. D'avoir survécu.» Mais d'une certaine façon, je suis mort dans cette arène. J'ai arrêté de vivre. Parce que vivre, ce n'est pas juste respirer. Ça, c'est survivre. Vivre, c'est rêver. C'est rire quand un gamin te chatouille. C'est aimer la sensation du soleil sur la peau. C'est aimer la personne qui nous attend chez nous. Et je ne fais plus rien que ça. Je ne fais que respirer. Que saigner. Comme dans l'arène. Réponse faite, question qui arrive.   «Tu es tout recemment sorti de l'arène. Je ne sais pas si tes mentors te l'ont dit, ou quoi que ce soit. Vu le temps entre l'arène et l'interview, tu n'aurais pas pu voir les rediffusions. Nous avons donc un passage à te faire vivre.» Quoi encore? Me voir pendant 4 jours en enfer leur a pas suffi? Sur l'écran géant, je vois le carrière du Sept. Ma dernière victime. Et... elle. Eva. J'ai un pincément au cœur, en sachant que ceux-ci sont probablement ses derniers moments. Qu'elle va bientôt mourir. Je la vois se faire pousser dans la lave par le garçon. «Tu iras dire à mes parents en pleine gueule que tu m'as tuée, que tu m'as tuée de sang froid, que tu m'as tuée comme si tu avais abattu un pigeon. Tu iras leur dire que tu as honte, car après ça, tu ne seras plus le même. Je te souhaite de crever le plus rapidement possible.» Comment fait-elle? Comment elle fait pour garder sa dignité jusqu'au bout, même en sachant qu'elle va bientôt mourir? Elle... ça me fait mal au cœur, la regarder, en train de sombrer lentement jusqu'à la mort. Puis, alors que je pensais que ma souffrance était à la limite, elle prononce quelques mots, qui cassent mes attentes. «Jan... Je... Je t'aime...» On m'aurait lavé avec de l'acide, j'aurais eu moins mal. La douleur part du cœur pour remplir tout mon corps. C'est juste... atroce.

Je vois encore Eva et moi, la veille de l'entrée dans l'arène. Sur le toit. Mais je ne pensais pas que ça allait être la dernière fois que je la voyais en vie. Elle non plus, je pense. C'était il y a quelques semaines, à peine. Mais ça semble si lointain. «Ma question qui vient avec cet extrait est, l'aimiez-vous, vous ?» Quelle chienne. Elle avait sans doute prévu ça. Dans le but de me déstabiliser. De me faire souffrir. De donner du spectacle. Qu'elle aille se faire foutre. Bien profondément. «Oui. Sauf que... je pense que... je ne l'ai pas compris jusqu'au moment de sa mort. Certes, je savais que j'éprouvais pour elle plus que de l'amitié, mais... j'ai essayé de... refouler ça. Pour éviter de compromettre notre amitié.» Avant que Jakob soit envoyé aux Hunger Games, je doutais de sa possible réaction. Certes, il aurait pu accepter ça très bien, mais il aurait aussi pu s'éloigner de nous. Et je ne voulais pas de ça. Puis, après sa... son trépas, j'avais peur de la façon dont Eva aurait réagi. Celle dont elle aurait pu penser que Jakob n'était qu'un obstacle pour moi, ou quelque chose comme ça. Et je ne voulais pas la forcer à essayer de passer à autre chose. Sans oublier qu'on était plus dans notre monde de rêves et de fées. La mort de Jakob nous a fait ouvrir les yeux sur la cruauté du monde. Elle nous a changés jusqu'au bout de nous.«Elle était... la meilleure fille que j'avais jamais rencontrée. Elle était capable d'illuminer la pire des journées, de résoudre presque n'importe quel problème. Elle était la personne meilleure que j'aie jamais connu. Elle... Elle était la moitié qui comblait mon vide. Sans elle... je me sens comme si... comme si on m'avait enlevé un bout de moi. Comme si je n'allais plus être moi-même, sans elle.» Je me sentais bien avec elle. Après les premiers Hunger Games, elle m'a aidé à rester moi-même. À essayer de retourner à une vie normale, même si c'était impossible. Elle... Je pouvais parler de n'importe quoi avec elle. En sa compagnie, je me sentais proche du bonheur. De la plénitude. «Mais... je... je me dis que j'aurais dû le lui avouer. Car là... je me retrouve seul, en sachant qu'elle ne l'a jamais su. Qu'elle n'a jamais su ce que j'éprouvais pour elle. Qu'elle est morte dans l'ignorance. Et qu'elle va jamais le savoir.» Mon visage se pose sur le public. Cette bande d'idiots superficiels, venus m'admirer comme si j'étais une bête au cirque. Je m'imagine Eva et Jakob, s'ils étaient en vie. Devant un écran, ensemble, en fêtant mon retour. Mais ça ne va pas se passer comme ça. Chez moi, il n'y aura que deux tombeaux à m'attendre.
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