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 Battle Round 3

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Président Clare

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MessageSujet: Battle Round 3   Ven 31 Mai - 13:03

Salle Océan


Description:Une salle complètement remplie d'eau, avec une poche d'air en son milieu, au plafond. Une seule personne à la fois peut aller s'abreuver d'air.
Nourriture/Eau:Eau Saline, quelques poissons non venimeux et très petits.
Conditions:Force d'Eau, Eau température moyenne (tiède), Salle constamment remplie d'eau. La poche d'air ne peut qu'accueillir un seul visage pour y respirer. Aucune poigne ou autre n'est disponible pour se maintenir le visage hors de l'eau. Deux corps de tributs (PNJ'S du cinq) se trouent là, flottants.
Infos:
3 corps flottent dans l'eau. Sherlyn est épuisée et sa peau va commencer à brûler à cause du sel dans l'eau. Si Sherlyn ne prend pas l'épée dans un Flash-back, l'épée sera au fond de la salle.

Les ennemi sont : Sherlyn Gordon et Jan M. Bluerock.
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MessageSujet: Re: Battle Round 3   Ven 31 Mai - 14:05

- Flash Back -

Ces corps flottants, je n'arrivais plus à les regarder. J'avais peur. Tellement peur. Je ne voulais pas rester ici, toute la nuit. Comment allais-je pouvoir survivre ? Comment allais-je pouvoir assurer le prochain combat ? C'était perdu d'avance. J'entendais déjà les cloches de la mort. Celles qui sauraient m'apaiser, et m'emmener loin de toute cette mascarade. Puis, je pensais à ma famille. Et je me disais que je ne pouvais nullement abandonner ainsi. Je devais continuer de me battre, puisque le mal demeurait déjà fait. Ni une, ni deux, je relâchai la poche d'air, m'apprêtant à nager, à prendre le risque de récupérer un bien qui me serait plus que précieux. L'épée. Je me devais de la récupérer ; c'en demeurait primordial. Je ne devais laisser aucune chance aux autres tributs ; aucune. Déjà que les miennes étaient maigres, il était hors de question que j’aggrave mon cas. Profitant que celle-ci ne demeure point au fond du bassin, je m'en emparai d'un geste vif ; c'était fait. Je l'accrochai à ma ceinture, non loin de ma hache. Je pouvais à présent rejoindre la poche d'air ; cette poche, qui demeurerait mon tombeau pour la nuit.

- Fin Flash Back -

Épuisée. J'étais épuisée. Cela faisait combien de temps, que je ne m'étais pas reposée ? J'essayais de fermer les yeux. J'essayais de gratter, ne serait-ce qu'une once de sommeil, sachant pertinemment que cela ne serait point assez. Ma peau commençait légèrement à me brûler ; j'étais crevée. Je ne savais point comment j'allais faire pour me débrouiller, mais cela s'annonçait hélas des plus périlleux. À quoi devait penser mes petites sœurs, en cet instant ? Comment réagissaient-elles, face au spectacle qui se tenait devant-elles ? Je ne voulais pas qu'elles me regardent ; je ne le voulais pas. Moi qui demeurais un exemple pour eux, voilà ce que j'étais à présent devenue. Et j'allais mourir, devant leurs yeux. Leurs yeux irrésistiblement purs ; sans aucun vice. J'étais désolée. Tellement désolée, de cette image qu'elles avaient désormais de moi. Je secouai légèrement la tête, pour m'ôter ces pensées destructrices. Pour m'ôter ces pensées, qui me ravageraient davantage ; qui me détruiraient, plus que je ne l'étais déjà. J'étais restée à la poche d'air, toute la nuit. Je n'avais cessé de reprendre ma respiration. Parfois, je me dégourdissais les muscles, en nageant, pour ne point me rouiller ; surtout pour me garder éveillé. Un bruit me sortit de ma torpeur, et je ne tardai nullement à redescendre de ma place, de ce qui avait-été ironiquement, mon nid douillé. C'était reparti. De nouveau, j'allais devoir me battre. Ma condition physique était déplorable, mais je me devais une nouvelle fois de gagner. De tuer, vilement. Arrivant à la hauteur de mon congénère, je pus apercevoir un jeune homme. Je ne me rappelais que de son district ; il demeurait du neuf. Son nom m'était inconnu. Du moins, je n'avais nullement pris la peine d'y prêter attention ; perdue dans mon égoïsme. Sans plus de cérémonie. Sans me perdre davantage dans ma contemplation. Je me jetai sur le jeune homme, essayant de lui laissait le moins de temps possible pour réagir. Mes deux chakrams en mains, ce fut avec une vivacité, et une haine à tout rompre, que je visais ses deux côtes.
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MessageSujet: Re: Battle Round 3   Ven 31 Mai - 16:13


L'hymne sonna, en m'apprenant que la fille que j'ai tué était du Dix. Et qu'on était plus que cinq. Moi. Eva. La fillette du Un. Le garçon du Sept. Et la fille du Quatre. Trois carrières et les deux tributs du Neuf. Il n'y a plus que moi et Eva encore en vie du même District. Les autres ont tous perdu leur partenaire. En fermant les yeux, je peux presque voir nos familles exulter devant leurs écrans. Qui aurait cru qu'on aurait pu en arriver jusqu'ici? Exact. Personne. Mais la façon dont avait été conçue l'arène nous a avantagés. En empêchant les carrières de s'allier, elle nous a permis de continuer. D'avancer. Et... Bref. Mes paupières commencent à se faire lourdes. Je ferme mes yeux, en attendant un sommeil peuplé de cauchemars.

Lorsque je me réveille, je transpire beaucoup. Pas seulement à cause de la peur. Mais aussi à cause de la chaleur. C'est... étouffant. C'est glauque à dire, mais j'ai hâte de m'en aller d'ici. Même si ça signifie devoir tuer quelqu'un. Je mange mon brownie, vide une bouteille et finis un biscuit, en vitesse. Et ensuite, je sors dans un couloir. Chaud. Mais apaisant. C'est la calme qui précède la tempête. La vie qui précède la mort. Je sais qu'après avoir traversé ce couloir, je vais devoir encore tuer. Ou du moins, essayer. Parce que... la personne qui va être au-delà de la porte, elle sera sans doute physiquement et psychologiquement forte. Survivre à deux rounds, ce n'est pas quelque chose de vraiment simple. Donc, je dois être prêt. À me battre comme jamais. Après ce round, il y aura la finale. Vais-je vivre assez longtemps pour y arriver? Ai-je une chance de gagner? Bref. La ferme, Jan. Devant moi, il y a la porte. Je prends une grande inspiration. Et je l'ouvre.

Tout de suite, je me fais kidnapper par de l'eau. Malgré mon instinct qui me dit de fermer les yeux, je les ouvre. Je vois trois cadavres qui flottent. Et une fille, celle du Quatre qui fonce vers moi. Avec des armes. Et elle commence à essayer de me blesser. Avec une telle rage qu'on dirait que c'est le but de sa vie. Heureusement, je sais nager. Pas aussi bien qu'elle, bien sûr, mais je me débrouille. J'arrive à reculer assez pour éviter de recevoir une blessure mortelle, même si elle m'érafle les côtés de mon torse. Pas assez pour me vider tout de suite de mon sang, mais quand-même. Le sel qui rentre dans ma blessure fait mal. Très mal. Mais ça reste surmontable. Ce n'est rien de mortel. Je continue à aller en arrière, pendant qu'elle continue à essayer de me tuer. Je prends mon sac, qui était accroché à mes épaules, et je l'utilise comme bouclier. Ca ne va pas me permettre de me défendre éternellement. Je sens son arme me blesser au bras, en tranchant mon sac. Mais je profite de ce temps pour me pousser vers le haut. Je commence à manquer d'air. Et si je ne me trompe pas, il y a une poche d'air. J'espère juste de m'être pas trompé. Je sors la tête de l'eau, je prends une bonne respiration, avant de redescendre, prêt à me défendre d'une autre attaque.


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MessageSujet: Re: Battle Round 3   Mar 4 Juin - 11:30


Je ne voulais plus. Je ne voulais plus que ça recommence. Je voulais que ça s'arrête, maintenant. Mais j'avais beau supplier. J'avais beau implorer le ciel. J'avais beau hurler intérieurement, il ne m'écoutait pas. N'étions-nous tous point les enfants de Dieu ? Ne nous devait-il point protection ? Peut-être que oui, mais pour ma part, je ne m'étais jamais sentie aussi seule. J'étais fatiguée. Tellement fatiguée. Que je n'arrivais nullement à me remettre les idées en place. Que je n'arrivais plus à réfléchir. Tout ce qui demeurait clair pour moi en cet instant, demeurait le fait que j'allais devoir renouveler ce geste. Ce geste que j'avais commis le jour précédent, et celui qui avait précédé celui-ci. Rien qu'à l'idée de devoir passer une nouvelle nuit sous ces eaux, me retissait. Me retissait, à me raccrocher à cette vie. Peut-être valait-il mieux que j'en finisse maintenant ? J'aurais sûrement pu penser comme cela, s'il n'y avait point autant d'enjeux. Si je n'avais point eu de famille. Une famille qui m'attendait, malgré mes bavures, et je n'avais pas le droit de les décevoir. Je ne pourrais supporter d'être pleurée. C'étaient eux qui me raccrochait à ce monde ; seulement eux. Je voulais rentrer chez moi.

Ce jeune homme face à moi. Ce jeune homme, au visage si enfantin, et au regard rêveur. Je ne me rappelais point lui avoir parlé, ne serait-ce qu'une seule fois. Je ne connaissais point ses espoirs, ses envies. Je ne connaissais rien de lui. Mais dans le fond, n'était-ce pas mieux comme cela ? J'avais eu raison, de m'épargner des souffrances inutiles. Ce fut d'ailleurs la seule chose pertinente que j'eus faite lors de ces jeux. Je n'avais point tardé à démarrer le début des hostilités, lançant une nouvelle fois la première attaque ; nous n'allions pas nous regarder dans le blanc des yeux toute la matinée. J'ignorai combien de temps allait bien pouvoir durer ce combat, mais j'espérai en finir le plus vite possible. Vivre ou mourir, ça n'avait plus aucune importance désormais. Je me sentais faible. Tellement faible.

Je ne ressentais plus rien. Même pas cette douleur lancinante sur ma jambe. Même pas cette douleur dévastatrice dans ma poitrine. Tout ce que je savais, c'était que je ne pouvais plus nager ; que c'était terminé. Étrangement, je n'essayai même plus de lutter. Étrangement, je m'y étais préparée. Et tout compte fait, ce n'était pas si affolant que cela. Il n'y avait point de lumière blanche. Point d'apparitions. Rien de tout cela. Seulement le vide. Seulement l'apaisement, et cette impression, que plus rien ne pourrait désormais nous faire du mal. Je ne pensais plus à rien. Je ne pensais même pas aux visages que je laisserais derrière moi. À la souffrance, qui envahirait le cœur des miens ; pour une fois, je ne pensais qu'à moi. Ni haine. Ni peine. Ni regrets. J'avais accompli tout ce qu'il me devait d'accomplir sur cette terre. Je ne savais point s'il y aurait quelque chose là-haut, mais je m'en fichais ; je me sentais si apaisée. Mon dernier regard s’adressa à mon comparse, celui que j'avais blessé. Je rassemblai toutes mes forces pour enlever mon sac à dos, et pour le lui tendre, faiblement. J'espérai qu'il comprendrait, et qu'il l'attraperait. Il fallait bien que cette crème cicatrisante serve à quelqu'un après tout. Je ne savais point qui il restait dans la course. Je ne le savais pas, et je m'en foutais. Je ne savais même pas si ce jeune homme avait ses chances de gagner. Mais avant de mourir. Mais avant que la faucheuse vienne me sauver de son doux baiser, je voulais montrer au Capitole qu'ils n'avaient nullement réussi. Qu'il n'avait nullement réussi à faire de moi cette personne, qu'ils voulaient que je sois. Cette personne vile, cruelle, sans âme. J'avais certes tué. J'avais certes souillé. Et même si mon humanité avait été soumise à rude épreuve, elle demeurait encore présente. Ma respiration était saccadée. Ma respiration se fit de plus en plus lente. C'était les autres qui demeuraient dans le faux. Les autres qui ne brillaient que par leur naïveté ; par le mensonge. La mort, ça faisait mal ; inutile de se bercer d'illusions. De battre, mon cœur s'est arrêté.
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MessageSujet: Re: Battle Round 3   Mer 5 Juin - 10:29

«Everyone keeps telling me that time heals all wounds, but no one can tell me what I’m supposed to do right now. Right now I can’t sleep. It’s right now that I can’t eat. Right now I still hear his voice and sense his presence even though I know she’s not here. Right now all I seem to do is cry. I know all about time and wounds healing, but even if I had all the time in the world, I still don’t know what to do with all this hurt right now.»



J'attends que mon adversaire arrive. Qu'elle vienne, qu'elle essaye de me tuer. Qu'elle utilise son entraînement pour m'ôter la vie. Pour qu'elle essaye de gagner. Mais... rien de tout ça se passe. Elle ne m'attaque pas. Elle... Elle glisse vers le fond de la salle. Après avoir lancé son sac vers moi. Son acte me laisse si abasourdi que je manque de me noyer. Je me dépêche de retourner dans la poche d'air. Ma respiration est rapide. Mes poumons réclament de l'air. Et mes yeux commencent à piquer. Je... Je ne comprends pas les raisons de son geste. Le fait qu'elle n'ait pas essayé de me tuer. De m'avoir lancé son sac. De n'être pas retournée ici. Un coup de canon m'apprend sa mort. Donc... elle est morte pour me sauver. Pour que je sois en finale. Alors qu'on s'était jamais parlés avant. Alors qu'on était des inconnus, jusqu'à qu'on se retrouve l'un contre l'autre. Peut-être qu'elle... Pourquoi? Pourquoi il a fallu que le Capitole invente les Hunger Games? Pourquoi moi et Eva avons été moissonnés? Pourquoi on est tombés sur cette arène? Si on était tombés sur une arène normale, on aurait pu se retrouver. Continuer ensemble. Là... je ne sais même pas si elle est en vie. Si elle va bien. Si elle a besoin d'aide. Et c'est atroce. Cette sensation d'impuissance m'opprime le cœur. Je me sens comme quand j'étais dans le Neuf, en train de regarder Jakob dans l'arène. Mais là, j'étais avec elle. Je pouvais compter sur quelqu'un. Ici, je suis seul. Seul. Seul avec quatre cadavres. Deux garçons, deux filles. Deux jolies couples qui restent à regarder. À attendre que je perde le peu de raison qu'il me reste.

Lorsque les visages des morts de la journée s'affichent sur le ciel, mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine. Le visage de la fillette du Un est le premier à illuminer la nuit. La fille du Quatre la suit. Et ensuite... mon cœur se déchire dans ma poitrine. Eva. Eva. Elle est morte. Elle n'est plus. Son rire n'illuminera plus les journées noires. Son sourire ne réchauffera plus mon cœur lors des moments où il s'hiberne. Mes yeux ne la verront plus. Mon nez ne pourra plus jamais sentir son parfum. Mon cœur n'accéléra plus en sachant qu'elle arrive. Elle... Je ne vais jamais l'oublier. Elle est partie trop tôt. Elle n'est plus qu'un souvenir. Je n'étais pas prêt à ça. Mais je pense que je ne l'aurait jamais été. Elle... Elle m'a sauvé. Je suis en finale. Et je vais gagner. Pour elle. Pour Jakob. Pour moi. Ce connard du Sept, l'assassin d'Eva, va me la payer. Elle était encore en vie, lorsque ce jour a commencé. Elle était presque sûrement contre la fillette et le carrière. Mais elle se serait pas faite tuer par la fillette du Un. Elle était trop forte pour ça.

Mes yeux brûlent. Les larmes coulées les long de mes joues ont laissé leur trace. Ma respiration s'est apaisée. Je n'ai plus la force de lutter contre la tristesse qui s'est emparée de moi. J'utilise deux des cadavres pour m'aider à flotter. C'est vachement dégoûtant, comme ils sont en train de décomposer. Mais au point où j'en suis, je ne vais pas faire le délicat. Certes, comme il n'y a pas d'espace pour qu'ils restent sous la poche, je dois quand-même nager. Mais moins que s'il n'y avait rien du tout. Je reste là, sans ciller. Les images des moments que j'ai passé avec elle et Jakob me reviennent en mémoire. Mais la douleur lancinante au cœur n'est plus gênante. C'est comme s'il avait été déconnecté. La salle est submergée dans le silence. Il n'y a que le léger bruit de mes jambes qui bougent dans l'eau et du sang qui pulse dans mes veines, qui me rappelle que je suis encore en vie. Que je peux encore gagner. «Allez, Jan, bouge!» La voix d'Eva? Mais... son image danse devant mes yeux, . Elle est là, sans être là. Une invention de mon cerveau. Pour me consoler, peut-être. «Fais comme elle le dit. Ton estomac va pas se remplir tout seul!» Jakob? Ils sont là. Comme si mon cerveau voulait... me rappeler pourquoi je vis. Pourquoi je ne dois pas baisser les bras. Pourquoi je dois gagner. «Heu... quoi?» «Le sac, patate!» Je bats les paupières. Le sac de la fille. Je le prends, et j'examine le contenu. Un brownie, une pommade et un BN. C'déjà pas mal. Je sors la pommade, avant de l'humer. Elle sent... le médicament. J'en prends avec mes doigts, avant de l'utiliser pour me soigner. Ou tout du moins, essayer. C'est tellement... apaisant.
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